Dimanche, j’étais au Bourget, comme plus de 20.000 français, certains militants, d’autres non, mais tous avec ce besoin de venir chercher l’élan nécessaire pour tenir jusqu’au 6 mai.

Des milliers de français rassemblés et qui attendaient dans un même souffle que la parole d’un homme nous donne foi en l’avenir, nous confirment que nous avions raison d’y croire et nous donnait l’envie, et la certitude de cheminer ensemble.

À ma droite, mon père, les yeux brillants et qui me racontait, au fur et à mesure du discours, ses souvenirs de 1981, et cet espoir de revivre ce souffle de vie se ressentait jusque dans ses yeux.

À ma gauche, un camarade militant, comme moi, sur la circonscription de Bagnolet-Montreuil et dont l’espoir de victoire grandissait à chaque mot de notre candidat.

Entre les 2, moi, à faire la maligne, à sourire, mon badge « blogueur » autour du cou, pour tweetter le meeting… sauf qu’il y avait trop de monde, quela 3Gétait saturée et que j’ai finalement abandonné.

Moi donc, soulevée à certaines phrases, emportée par la conviction qu’il nous apportait, moi aussi j’aime les gens, moi aussi je veux que la loi de 1905 soit inscrite dans la constitution, moi aussi je veux que les jeunes ne soient plus exclus du système scolaire comme ils le sont aujourd’hui, moi aussi je pense qu’il faut retirer les troupes française d’Afghanistan, instaurer le non-cumul des mandats, donner le droit de vote aux étrangers aux élections locales…

Des frissons m’ont parcourue et j’ai retenu les larmes que j’avais dans les yeux en me promettant qu’elles attendraient le 6 mai 2012.

Moi aussi je veux y croire, moi aussi je veux vivre la secousse d’un mai 1981 et passer la nuit à Bastille, moi aussi je veux, pour la première fois de ma vie, « gagner une élection présidentielle », moi aussi je veux croire au changement, aux jours meilleurs qu’on attend depuis 10 ans.

Dimanche, j’ai rencontré mon président.